Henrick Simard, «empowerman»

CCP_5735

Président de la Fondation Imaginer un monde meilleur, Henrick Simard croit au pouvoir d’agir sur son destin. Quand le mauvais temps fait enfin place au soleil, les jeunes du Centre Jacques-Cartier le croient sur parole.

Henrick Simard a du cœur au ventre. «Mes parents m’ont appris très jeune ce qu’est le don de soi», affirme l’avocat, vice-président affaires juridiques et corporatives chez HGD. Son engagement social est indéfectible : donner au suivant est chez lui un mode de vie.

Le pouvoir d’agir

Engagé dans le sport, Henrick Simard s’implique aussi dans l’éducation. Son passage au sein du comité de souscription de la fondation de l’Externat St-Jean-Berchmans marque un véritable tournant. «Certaines familles font des miracles pour offrir le meilleur à leurs enfants. Les personnes dans le besoin ne sont pas toujours celles qu’on pense», convient-il. Dès lors, il décide d’agir comme vecteur de changement et de concentrer ses efforts vers les jeunes en détresse. «Leur profil a beaucoup changé au cours des dernières années. Ils ne sont pas tous issus de familles défavorisées. À un moment de leur vie, ils l’ont échappé et tout a basculé». C’est ainsi que, voulant faire la différence, le voilà — depuis trois ans — président de la Fondation Imaginer un monde meilleur. «On essaie d’encadrer les jeunes afin de les aider à identifier ce qui est important pour eux. On les aide ensuite à se mettre en action pour concrétiser leur projet de vie.»

Quand une fondation porte un nom comme Imaginer un monde meilleur, ça peut sembler rêveur, non? «Ça oblige à être créatif», assure le philanthrope. Avec des présidents d’honneur comme Robert Lepage, Alex Harvey et Guy Laliberté, les campagnes de financement de la fondation récoltent 100 000 $ par an, dont 12 000 $ de bourses d’études pour soutenir le volet Projets Émergents.

Faire du social autrement

La fondation vise à enrayer le cycle de la pauvreté et de l’exclusion sociale. Elle soutient financièrement le Centre Jacques-Cartier, un organisme qui œuvre depuis près de 25 ans auprès de jeunes adultes en difficulté. «Nous n’imposons rien. Ici, tout est fait par et pour les jeunes. Nous les aidons à se reprendre en main en fournissant un cadre social stable où la formation est au cœur de la solution», précise Henrick Simard, ajoutant que miser sur les forces de chacun est une belle façon de rétablir l’estime de soi.

Sa plus belle récompense? «Quand je vois un jeune arriver en situation précaire et repartir trois ans plus tard, sa licence d’entrepreneur général sous le bras, je me dis que nous avons tous le pouvoir d’agir sur notre destin.»

Le Centre Jacques-Cartier, c’est…

  • Du soutien régulier auprès de 300 jeunes adultes de 16 à 35 ans
  • 27 unités de logement social
  • 15 intervenants-formateurs
  • 1 café-école, le Tam Tam Café
  • 8 grands projets de formation

centrejacquescartier.org

Soutenez la fondation

En un seul clic, contribuez à la mission de la fondation et faites un don en ligne.

Par Diane Laberge
(Cet article est paru dans le numéro 11 du magazine, pages 36-37.)
Image à la une : Catherine Côté

Laisser un commentaire