Mélissa Verreault : au gré des pages

Crédit : Francesco Gualdi
Crédit : Francesco Gualdi

Maman de triplées, Lévisienne assumée, insatiable curieuse, Mélissa Verreault refuse d’être une auteure parmi tant d’autres. Vivement authentique, elle brille par sa détermination à se démarquer.

L’univers littéraire de Lévis a-t-il la même envergure que celui de Montréal? Pas la peine de répondre, parce que Mélissa Verreault y accorde bien peu d’importance.

Installée sur un banc du quai Paquet pour y discuter de son nouveau roman, Les voies de la disparition, l’écrivaine originaire de la rive-sud de Québec se dit fière d’être revenue habiter en territoire lévisien après un exil de quelques années à Montréal.

«Je trouve que c’est un statement de dire que l’on peut faire de l’art et écrire ailleurs» que dans la métropole, soulève-t-elle d’emblée.

Il faut dire que dans ses écrits tout comme dans sa vie, Mélissa n’aime pas faire comme les autres. Et au-delà du fleuve et des espaces verts lévisiens qui nourrissent sa créativité, l’auteure prend plaisir à multiplier les sources d’inspiration parfois bien éclectiques.

Car avec ses voyages fréquents en Italie (son mari en est originaire), son amour de l’art et son intérêt pour la politique, l’histoire et la philosophie, Mélissa ne manque pas de pistes pour noircir son carnet d’idées. Il ne faut pas oublier ses petites triplées, âgées de quatre ans, qui se chargent également d’illuminer ses récits.

«Depuis que j’ai des enfants, j’ai appris que la vie, ce n’est pas linéaire. L’aspect baroque de mon écriture, c’est parce que ma vie est comme ça», conclut-elle avec une authenticité vibrante.

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Après L’angoisse du poisson rouge, salué par la critique, Mélissa Verreault ramène dans Les voies de la disparition (éditions La Peuplade) certains personnages et y mêle les préoccupations personnelles et sociales, avec comme trame de fond le Montréal d’aujourd’hui et l’Italie des années 1970 et 1980, minée par des attaques terroristes persistantes.

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Les échos sont plus que positifs : la Lévisienne semble avoir signé le roman de l’automne, rien de moins!

«En passant de l’Histoire à la petite histoire, Mélissa Verreault livre un texte tissé d’humanité et d’une maturité remarquable.» — Christine Brouillet, Salut, Bonjour!

«Mélissa Verreault a le don de la description tout autant que celui de l’introspection.» — Danielle Laurin, Le Devoir

lapeuplade.com

Par Raphaël Lavoie
(Cet article est paru dans le numéro 13 du magazine, page 58)

1 commentaire

  • Pascal Evans dit :

    Excellent papier sur une écrivaine à lire absolument. Les voies de la disparition est sur ma liste de lectures ! Il y a de formidables auteurs(res) chez nous.

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