Maudite tricheuse!

Lyra-2610
Ça refroidit les amitiés, ça fait dormir  la douce moitié sur le divan, ça part  des chicanes de famille : pourquoi  diable aime-t-on autant les jeux de société quand ceux-ci sont aussi dangereux?

Une innocente partie de Clue peut se transformer en guerre de salon si notre adversaire est du genre à zieuter nos cartes (non, je l’ai pas, le chandelier, j’te l’ai dit !). Jouer au Monopoly avec un mauvais perdant, c’est parier sur la quiétude du foyer et risquer de perdre son calme. Parfois, la bouderie commence avant même la partie : c’est mouaaaaaaaa qui voulait le ti-chien, bon!

Il arrive aussi que notre nièce de 10 ans nous prenne en pitié et nous laisse gagner, ce qui est certes gênant, mais beaucoup moins que de piquer une crise devant elle parce qu’elle a réclamé 200 $ en passant GO.

Pourtant, que l’on soit du type boudeur, tricheur, compétiteur maladif ou bonasse (tourner volontairement la tête pendant que notre sœur échange pas du tout subtilement son x, son z, son y et son q contre huit e et deux r est tout aussi condamnable que la fraude scrabblelaisienne elle-même), on en redemande. Allez, une p’tite partie de plus ? « J’te promets de ne pas pleurer si tu gagnes », dit-elle, les doigts croisés derrière son dos.

Par Caroline Décoste
(Cet article est paru dans le numéro 5 du magazine, page 98.)

Grands enfants

C’est tout à fait sérieux : au Pub La Revanche, on a fait du jeu de société un vrai loisir (mais pas que pour les adultes). On grignote et on prend un pot autour de l’un des 1 000 jeux sur place. Tout en gardant à l’esprit que ce n’est pas une question de vie ou de mort.

585, boulevard Charest Est

 

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