Maudites mouches

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On les écoute raconter leur séjour avec des étoiles dans les yeux, mais on sait bien que partout sur leur corps, ce sont des étoiles de peau arrachée par les moustiques qu’ils ont. Les campeurs vivent dans un monde à part : heureux en pleine nature, parmi les buissons qui piquent, les hiboux qui réveillent, les branches qui craquent et les tentes qui prennent l’eau. Cette communion parfaite entre le gars habillé en brun et kaki et dame Nature, nul besoin d’en être jaloux. Qui rêve de passer l’été à laver son toupet gras dans l’eau d’un ruisseau? Les arbres n’ont même pas de prise USB! Et que dire des insupportables chansons autour du feu, alors que n’importe quel quidam avec une guitare se prend pour la réincarnation de Paul Piché? Elles restent prises dans la tête pendant des jours, battues à ce petit jeu d’endurance par une seule chose : l’odeur dudit feu de camp. Il n’y a pas de Feu de camp par Dior pour une excellente raison : ça pue. Non content de revenir à la civilisation en portant les cicatrices d’un combat quotidien contre les mouches et les maringouins, il faut en plus en traîner l’odeur. Non, décidément, le camping n’a rien d’un plaisir. Mais l’haïr, oui.

WHAT A MELON !

Une tente qui a reçu l'approbation des Foo Fighters? Là ça commence à être intéressant... fieldcandy.com

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