10 plantes à mettre dans son assiette

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Alexandre Faille est un passionné des plantes. Il les fait pousser, les cueille et les mange. Jardinier-maraîcher pour l’Auberge Saint-Antoine, il a développé au fil des ans une expertise en la matière, si bien que la plupart de ses récoltes se trouvent aujourd’hui au menu du restaurant Chez Muffy.

S’il n’est pas sur l’immense jardin appartenant aux propriétaires de l’Auberge sur l’Île d’Orléans, les deux mains dans la terre, on le trouvera à coup sûr sur les berges du Saint-Laurent, dans un champ ou une forêt, à récolter d’autres espèces végétales. « La région de Québec regorge de plantes et de fleurs sauvages comestibles. Elles sont à portée de main », dit celui qui prône la cueillette responsable et informée.

Lesquelles ? En voici dix à mettre dans notre assiette!

Hémérocalle (lys d’un jour)

Parmi les vivaces les plus communes et les plus faciles à cultiver à la maison, les fleurs d’hémérocalles peuvent être farcies, tandis que les jeunes pousses sont délicieuses cuites à la vapeur. Leur pollen coloré s’apparente légèrement au safran.

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Noyer noir

Manger le fruit de ce grand arbre? Pourquoi pas! Semblable à une noix de Grenoble, celle du noyer noir est tout aussi comestible. « Au goût, on perçoit une légère saveur de fromage bleu », indique le jardinier.

Marguerite blanche

Elles couvrent les champs, sont populaires et accessibles : les marguerites se dégustent de différentes façons. Leurs premières rosettes de feuilles dentelées s’ajoutent aux salades; leur bouton se marine comme une câpre et les fleurs font de délicieuses tisanes.

Pissenlit

Ah les pissenlits! Envahissants pour certains, ils sont pourtant prisés pour leurs qualités culinaires. Leur avantage : tout du pissenlit peut se manger, ou presque! De la racine au bouton, il existe une façon de le déguster.Fleurs_Pissenlit

Quenouille

Comme le pissenlit, la quenouille est également une plante « supermarché », c’est-à-dire qui se mange d’un bout à l’autre. De son cœur qui ressemble à celui du palmier à son pollen qui donne une farine jaunâtre, jusqu’au rhizome, ce n’est pas surprenant qu’on la consomme depuis des centaines d’années.

Tête de violon

La courte saison des têtes de violon est déjà derrière nous, mais soyons prêts pour l’an prochain. Comment distinguer les crosses comestibles? Leurs écailles brunes s’enlèvent facilement, indique l’expert cueilleur. N’oubliez pas de toujours les cuire dans deux eaux séparées pour éliminer la toxine!

Sumac vinaigrier

On retrouve cet arbuste indigène un peu partout dans les parcs de la ville de Québec et à proximité : le sumac vinaigrier est particulièrement recherché pour ses fleurs en forme de cônes qui aromatisent les limonades. Séché en épice, il parfume aussi les marinades, les viandes et les poissons de ses arômes fruités.

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Petit thé des bois

Comme l’indique son nom, cet arbuste au petit fruit blanc est notamment utilisé pour faire des infusions et des thés ou encore pour aromatiser des huiles.

Amélanchier

Appelées « petites poires », les baies de l’amélanchier peuvent remplacer ou se cuisiner comme les bleuets. Selon la saison et la région, les fruits sont mûrs vers la fin de juin ou le début du mois de juillet. À la fin de juillet, on n’en trouve plus.

Rosier sauvage (églantier)

Poussant le long du Saint-Laurent, le rosier sauvage est prisé pour ses pétales aux multiples déclinaisons : en vin, en gelée, en kombucha ou séchés.

Fleurs_eglantier

 

Avant de prendre le champ, informez-vous! Alexandre Faille propose les livres de la collection Fleurbec ou de consulter l’Herbier du Québec.

Bonne récolte!

 

 

Par Annie Lafrance

Photos tirées de Pixabay

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